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Claude Debussy

Claude Debussy

Le Prélude à l'après-midi d'un faune est une œuvre symphonique composée par Claude Debussy.

ContexteModifier

Ce Prélude est l'une des œeuvres les plus connues de Claude Debussy, fleuron de la musique impressionniste. Illustration du poème L'après-midi d'un faune de Stéphane Mallarmé, ce poème symphonique dépeint les désirs et les rêves d'un faune dans la chaleur d'un après-midi. Ce faune, las de poursuivre la fuite peureuse des nymphes et des naïades, se laisse ensuite aller au soleil enivrant, rempli de songes enfin réalisés, de possession totale dans l'universelle nature.

L'œuvre est créée à Paris le 22 décembre 1894 par l'Orchestre de la Société nationale de musique et le flûtiste Georges Barrère, sous la baguette du suisse Gustave Doret. Le Prélude sera par la suite l’une des chorégraphies dansées par Nijinski et les Ballets Russes.

InstrumentationModifier

Bois
  • 3 flûtes
  • 2 hautbois ; 1 cor anglais
  • 2 clarinettes en la
  • 2 bassons
Cuivres
  • 4 cors en fa
Percussions
  • crotales
Cordes
  • 1ers et 2nds violons
  • altos
  • violoncelles
  • contrebasses
  • 2 harpes

StructureModifier

Prélude Apres Midi Faune 1

Contrat d'édition du Prélude avec Georges Hartmann

  • Indications métronomiques : Très modéré
  • Indications métriques : ternaire (6/8, 9/8, 12/8)
  • Tonalité : Mi Majeur (armure)

L'œuvre compte 110 mesures, afin de correspondre aux 110 alexandrins que comporte le poème de Mallarmé.

La pièce peut être découpée en trois grandes parties qui seront dénommées A, B et A'. Le mouvement est crescendo entre A et B puis decrescendo de B vers le retour au thème initial A'. La partie B est le kleimax de l'œuvre.

A : Thème 1 et quatre variations, Thème 2 (mes. 1-54)
B : Thème 3 (mes. 55-78)
A' : Thème 1 et quatre variations, Coda (mes. 79-110)

Le premier thème entendu (thème 1), communément appelé « thème du faune », est une ondulation chromatique exposée à la flûte solo. La désinence du thème du faune et le contraste expressif de la première partie grâce à ses intervalles disjoints, présente un caractère conclusif. Toutes les variations de ce premier thème font figure de variations libres, rhapsodiques, toujours exposées à la flûte. La seconde partie de ce thème 1 est plus référencée à la tonalité puisque en partie construite autour de l’accord parfait majeur de mi, tonalité désignée par l’armure.

Un second élément thématique apparaît ensuite et se différencie de ce qui précède. Il est pour la première fois exposé à un autre instrument que la flûte : le hautbois. Il offre un contour mélodique plus saillant, diatonique, en contraste avec la fluidité chromatique du thème du faune. Son entrée respecte la relation harmonique I-V que l’on trouve dans les formes bi-thématiques comme la sonate. Il est en effet exposé sur une harmonie de dominante de mi. Ce thème se développe en un jaillissement ininterrompu, comme s’il se propulsait lui-même. Cette énergie entraîne une animation du tempo, nous conduit vers un parcours modulant, au point de balayer au chiffre 5 l’armure écrite de mi majeur et la notion de carrure. Ce thème n’a pas d’histoire dans l’œuvre puisqu’il n’est jamais réexposé.

À la mesure 55, mesure centrale de la pièce, arrive un tutti qui annonce le troisième thème.

Enfin, à la coda, une ultime évocation du thème, dont la première partie est orchestrée et harmonisée note à note aux deux cors et aux violons. La seconde partie, comme au début, est réduite à quatre notes et traitée en augmentation. Elle semble s’évaporer au son des cymbales antiques et de leur résonance aiguë.

Réception et critiquesModifier

à compléter...

Autres versionsModifier

  • Réduction pour flute (ou violon) et piano de Gustave Samazeuilh (compositeur et critique musical français)

Enregistrements notablesModifier

  • Orchestre de la Suisse Romande, Ernest Ansermet
  • The Cleveland Orchestra, Pierre Boulez
  • Royal Concertgebouw Orchestra, Bernard Haitink
  • Berliner Philharmoniker, Claudio Abbado, 1987

Utilisations dans la cultureModifier

  • Le prélude a été réutilise pour plusieurs ballets :
    • L'Après-midi d'un faune est un ballet des Ballets Russes créé en 1912. Vaslav Nijinsk, le chorégraphe de la compagnie de Sergueï Diaghilev, crée sur ce prélude une chorégraphie qui révolutionne la pratique du moment de la danse.
    • D'un soir d'un jour est un ballet contemporain de 2006 chorégraphié à partir de ce prélude par Anne Teresa De Keersmaeker, faisant également des allusions à la création de Nijinski.

LiensModifier

Liens audio et videoModifier

Liens externesModifier

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